Écrire sur le cinéma

Café Froid et Cinema 2 : Le Sharkzine, Hella Hag, 2025 – Mini-zine féministe et cinéphile

Partir des films d’horreur animalier (ici la sharksploitation qui met en scène des requins) pour parler d’oppressions et de spécisme.

Les films de la sharksploitation sont influencés par nos sociétés, qu’ils influencent en retour sans forcément dicter nos comportement de manière absolue.

Ce petit zine rappelle que l’occident, à travers sa production cinématographique, se met facilement en scène à la fois comme un héros et comme une victime, sans remettre en question son rôle central dans le dérèglement climatique et dans l’exploitation mortifère des êtres humains et des espèces animales et végétales.

De la série Café Froid et Cinéma, on a aussi une analyse de la quadrilogie Alien

Cheribibi 13, DPC, Ivry-sur-scène, 2023 – Fanzines des cultures populaires

Entre l’interview de Ken Loach (réalisateur britannique) et celle de Christina Lindberg (mannequin et actrice suédoise), j’ai choisi cette dernière. Cet échange met en avant les liens entre cinéma et sexploitation. On ne sort pas de l’heterosexual gaze (le regard hétérosexuel) mais c’est intéressant d’avoir le point de vue d’une actrice issue de la classe ouvrière et plutôt pro-sexe sur ce cinéma d’exploitation et sur ses propres rôles. Cette interview expose aussi les désaccords structurels entre les femmes issues des classes populaires et le féminisme bourgeois et moralisateur.

Plusieurs films dans lesquels Christina Lindberg a joué ont inspiré Kill Bill à Tarantino.

L’interview de la cascadeuse Monio Moula met sous les projecteurs les doublures dont on ignore souvent l’existence. L’occasion de parler de la place des femmes dans ce milieu pro. Cet échange s’ouvre sur le rôle social que peuvent avoir le cinéma, le sport et l’art dans les quartiers populaires, hors des voies tracées par la répressions et la précarisation.

Darkness Fanzine 13, Christophe Triollet (dir.), Doubs, 2012 – Fanzine thématique à parution annuelle

Darkness ne propose pas tant des critiques de films qu’une analyse de la société à travers le spectre du cinéma et de sa censure. La manière dont une société traite ses films en dit beaucoup sur son fonctionnement. en particulier lorsqu’elle délègue ce pouvoir à des autorités morales (réactionnaires ou non) qui décident de ce qui peut être tourné et diffusé, de ce qui peut être vu et par qui. Ce fanzine rappelle que nous ne sommes pas à l’abri de voir le cinéma être instrumentalisé à des fins de propagande militariste et impérialiste. Un film, peu importe lequel, n’est pas un produit qu’on consomme passivement. Un film est imaginé, produit, diffusé et exploité dans un contexte socio-politique qui influence inévitablement l’industrie du cinéma.

Je regrette juste certaines analyses qui restent à la surface d’autres questions politiques pourtant importantes.

Liens pour retrouver facilement ces zines sur notre catalogue et à la Fanzinothèque de Poitiers:

Café froid et cinéma

Cheribibi

Darkness